Occitane en Dordogne |
Quelques exemples :
• Périgord = Perigòrd
• Antonne-et-Trigonant = Antona e Trigonant (en projet)
• Périgueux = Perigüers
• Saint-Astier = Sench Astier
• Sarlat-la-Canéda = Sarlat e la Canedat
• Rivière Dordogne = Dordonha
• Le Bugue = Al Buga
• Bergerac = Brageirac
• Brantôme = Brantòsme
… et tant d’autres. Des centaines de communes et des milliers de lieux-dits en Périgord ont un nom occitan, lequel n’est pourtant pas officiellement reconnu aujourd’hui. L’occitan est une langue qui a eu une importance certaine à partir du XII siècle, pour devenir même une langue administrative et juridique au Moyen-âge. Au fil des siècles, l’usage de la langue occitane a reculé pour laisser la place aux langues française, espagnole et italienne dans le Sud de la France.
Les toponymes les plus anciens trouvent peut-être leurs racines dans la langue préhistorique et de ce fait correspondent à des éléments géographiques inaltérables. Ainsi, la colline est le puei, la vallée la valada, la cavité est un cròs, font la fontaine ou prada la prairie et le bois un bòsc. Le suffixe –ens est également un vestige de la langue occitane, que l’on peut retrouver dans Mausens, Festalens et Vansens par exemple (Mauzens-et-Miremont dans le canton du Bugue, Festalemps ou Vanxains dans le Ribéracois). La racine kal correspond à la pierre ou au rocher, sal les hauteurs, dur l’eau et vis la rivière : d’où des noms de communes tels que Calés/Chaleix; Sarlat et Sarlande. Certains noms de cours d’eau en Dordogne : Dordonha (la Dordogne) ou Drona (la Dronne); vis se retrouve dans Vesera (la Vézère) et dans Auvesera (l’Auvézère).
La langue occitane est même proposée dans certains établissements scolaires de Dordogne en qualité de langue vivante obligatoire ou facultative …. qui veut survivre.
No comments:
Post a Comment